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Message de l'AÉCQ pour la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs le 1er mai

Publié le : 2019-04-30 a 00h00 | Catégorie : Église québécoise

« Qu’il n’y ait pas de pauvre chez toi » (Dt 15,4)

Appui à la campagne de solidarité 5-10-15

 

Aux yeux des chrétiens, loin d’être une fatalité, le travail est une activité par laquelle chaque personne peut s’épanouir et contribuer au bien commun. Plus profondément, le travail est une « collaboration de l’homme et de la femme avec Dieu dans le perfectionnement de la création » (Catéchisme de l’Église Catholique, n° 378).

Cette dignité du travail appelle à une juste reconnaissance des travailleuses et des travailleurs, qui s’exprime par la mise en place de conditions de travail qui respectent cette dignité. Saint Paul faisait remarquer, déjà à son époque, que « l’ouvrier mérite son salaire. » (1Ti 5,18) Ce salaire est constitué, nous le savons tous, de la rémunération et des conditions générales qui lui sont associées.

Or, nous constatons souvent que, de plusieurs manières, les conditions de travail qui leur sont imposées menacent la dignité d’un trop grand nombre de personnes. Parmi celles-ci, on retrouve plus particulièrement les femmes, les personnes issues de l’immigration, celles issues des communautés autochtones ainsi que les jeunes travailleurs.

Comme le rappelle le pape François, « nous ne pouvons pas oublier que la plus grande partie des hommes et des femmes de notre temps vivent une précarité quotidienne, aux conséquences funestes. » (Pape François, La joie de l’Évangile, no 52)

Au Québec, par exemple, le fait que la Loi sur les normes du travail n’oblige pas les employeurs à informer leurs employéEs à l’avance de leur horaire de travail, place ceux-ci dans une position précaire en rendant extrêmement difficile la planification de leur vie personnelle ou encore le soutien d’un proche.

Par ailleurs, qui n’a pas, un jour ou l’autre, éprouvé le besoin de s’absenter du travail pour des raisons de santé, des nécessités familiales ou pour des motifs de formation ? Bien que la loi actuelle permette de prendre des congés non payés dans ce genre de situations, nous déplorons que les employeurs ne soient tenus de rémunérer leur personnel pour ces motifs qu’à raison de deux jours par année. Pour les personnes à faible revenu, alors sans revenu pour un certain temps, cela entraine des conséquences graves qui contribuent à les maintenir dans la précarité.

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Ce message du 1er mai a été préparé par le conseil Église et Société et des membres de la Table provinciale de pastorale sociale.

 

 

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