Mgr Bernard Hubert

 

 

Mgr Bernard Hubert, décédé le 2 février 1996, à l’âge de 66 ans, a laissé le souvenir d’un évêque résolument engagé en faveur des personnes en situation de pauvreté et d’exclusion. 

Afin de perpétuer son message, le diocèse de Saint-Jean-Longueuil et le Service de la Promotion Humaine ont instauré le prix Bernard-Hubert.

 

Rappel biographique 


Bernard Hubert est né à Beloeil le 1er juin 1929. Il fit ses études secondaires au séminaire de Valleyfield. Il obtint un baccalauréat ès arts et compléta ses études théologiques au séminaire universitaire d’Ottawa. Licencié en pédagogie de l’Institut catholique de Paris, il détenait également un certificat d’études en chimie de l’Université Columbia de New York. Ordonné prêtre le 30 mai 1953, évêque pour le diocèse de St-Jérôme en 1971. Il est nommé évêque coadjuteur du diocèse de Saint-Jean-Longueuil en 1977 et devint le troisième évêque de Saint-Jean-Longueuil le 3 mai 1978. Il présida la Conférence des évêques catholiques du Canada et l’Assemblée des évêques du Québec. 

Voici quelques réflexions puisées dans un recueil de ses textes Il faut que l’Église parle, Fides , 1996. 

« L’élimination de la pauvreté ne peut pas se faire sans l’action des gouvernements ni la participation des entreprises. Elle ne pourra pas se faire non plus sans les initiatives prises par les groupes de pauvres eux-mêmes. C’est là que, dans la solidarité et la responsabilité, des personnes démunies se prennent en charge, retrouvent confiance en elles, refont un tissu social prometteur, humanisent l’économie et la société, contribuent aux valeurs essentielles à notre monde » (Il faut que l’Église parle, p. 23). 

« Dans de multiples services d’entraide, des pairs travaillent ensemble, se prennent en charge, se libèrent et deviennent des personnes heureuses et vraiment responsables. Cuisines collectives, groupes d’alphabétisation, regroupement de femmes isolées, mouvement de jeunes travailleurs, associations d’assistés sociaux, services de dépannage et autres groupes, permettent…de bâtir des solidarités vivantes et de faire de notre société blessée un monde plus humain. » (Il faut que l’Église parle, p. 30)

« Dignité, justice, partage, respect, solidarité, vérité vont de pair avec l’annonce du salut en Jésus Christ » (Il faut que l’Église parle, p. 36). « Tout le monde ne voit pas les réalités sociales du même point de vue, c’est normal mais ce n’est pas de la naïveté que de scruter les rapports sociaux du point de vue des pauvres et des marginaux » (Il faut que l’Église parle, p. 217). 

« L’Église doit reconnaître et appuyer ce qui est déjà là plutôt que de doubler les services existants… De son côté, l’Église peut contribuer à l’analyse sociale et aux luttes de libération concernant les situations de pauvreté, d’isolement et d’injustice. La Parole de Dieu, l’enseignement social, la militance chrétienne constituent des atouts majeurs pour la transformation du monde… » (Il faut que l’Église parle, p. 227).